L'histoire de Bouddhisme tib¨¦tain
Tibet et bouddhisme Partout au Tibet on sent l¡¯influence du bouddhisme: les banni¨¨res de pri¨¨re color¨¦es flottent au vent, les tas de pierres mani reposent au bord des routes, la fum¨¦e d¡¯encens monte des monast¨¨res et temples, les moines en robe pourpre font tourner patiemment les moulins ¨¤ pri¨¨re.
Le Tibet a une population de 2,7 millions d¡¯habitants, dont 92 % de Tib¨¦tains, et la majorit¨¦ pratique le bouddhisme tib¨¦tain. Il y a actuellement plus de 1 700 monast¨¨res, temples et sites religieux au Tibet, et comme partout ailleurs en Chine.
 Bouddhisme tib¨¦tain Le bouddhisme fut apport¨¦ au Tibet au VIIIe si¨¨cle par Padmasambhava, un maître de l¡¯Inde. Il s¡¯y ancra rapidement et le Tibet devint le refuge des enseignements bouddhistes quand tout fut d¨¦truit ailleurs. Il existe quatre lign¨¦es principales du bouddhisme tib¨¦tain, le Nyingma, le Gagyu, le Gelug, et le Sagya. On appelle parfois le bouddhisme tib¨¦tain Vajrayana (Petit V¨¦hicule) pour le distinguer du Mahayana (Grand V¨¦hicule) et du Thereavada (Voie des anc¨ºtres), mais le bouddhisme tib¨¦tain embrasse plusieurs des principes du Mahayana, surtout le d¨¦sir d¡¯atteindre l¡¯illumination au b¨¦n¨¦fice de tous les ¨ºtres vivants.
 Le bouddhisme tib¨¦tain se distingue des autres formes par sa croyance en la r¨¦incarnation de certains lamas ou tulku comme le dalaï-lama.
Le Bouddhisme Tib¨¦tain o¨´ plutôt Lamaisme, fut introduit au Tibet en 1947 apr¨¨s J¨¦sus-Christ par le maître indien Padmasambhva. Il y ¨¦tablit le premier temple et y ordonna les premiers moines; par la suite, le bouddhisme se d¨¦veloppa tr¨¨s vite au Tibet.
L'organisation du Bouddhisme tib¨¦tain suit une hi¨¦rarchie traditionnelle: ses deux principaux dirigeants sont le dalaï-lama (Dalai est un mot mongol signifiant "oc¨¦an", litt¨¦ralement, "maître dont la sagesse est aussi vaste que l'oc¨¦an"), et le panchen-Lama ( Panchen est l'¨¦quivalent tib¨¦tain du sanskrit pandit, ¨¦rudit).
Jusqu'en 1950 et l'invasion chinoise, les deux lamas se partageaient la m¨ºme autorit¨¦, bien que le dalaï-lama d¨¦tenteur de l'autorit¨¦ temporelle ¨¦tait le plus puissant. Suivent les tulkous, r¨¦incarnation d'anciens maîtres; ils sont des bodhisattvas, litt¨¦ralement des ¨ºtre ¨¦veill¨¦s qui se sont efforc¨¦s d'atteindre l'¨¦veil ou l'¨¦tat de bouddha. Ensuite viennent les gelong, qui sont des moines, puis les novices ou getsul.
|